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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 15:07

J’entreprends la lecture de La Douceur de la vie, de Paulus Hochgatterer (traduction de Françoise Kenk). Page 20, il est mentionné un « toit plat à deux pentes ». Six lignes plus bas, je découvre (avec une faute d’accord en prime) cette phrase qui enrichit ma culture : « Les cimetières sont fréquentées en toute saison. »
Sinon, ceci est la suite de ceci
Bises à toi

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Sueurs froides

 

Le réchauffement de la planète, ça donne des frissons.

 

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Pourquoi ?

 

Quand un oiseau se pose, ce n’est jamais des questions.

 

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Démêlés avec l’orthographe

Un cheval d’écheveau.

 

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Circulation

 

On dit qu’il est impossible de traverser un mur. C’est pas pour me vanter, mais moi, j’ai déjà traversé toute une ville.

 

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Mais c’est pas demain la veille

 

Si le temps passait à l’envers, nos enfants nous traiteraient de jeunes cons.

 

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Tourcoing or not Tourcoing

 

En y repensant, c’est vrai que c’est mieux pour tout le monde que François Tourcoing se soit en réalité appelé William Shakespeare.

 

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Parfois, le monde semble n’être qu’harmonie

 

A onze heures onze minutes, par exemple.

 

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La sole est un poisson plat

 

On dirait un piéton qui n’a pas vu arriver le gros camion.

 

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Un Parisien en vacances

 

« Tiens, vous aussi, vous avez la pleine lune ? »

 

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Manifestation des schizophrènes

 

Elle aurait rassemblé quelque trente mille personnes selon les organisateurs, et selon la police, une.

 

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Sa première chemise

 

Un archéologue, il ne s’en fout pas.

 

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Parce qu’il avait arrêté de fumer

 

Sa famille n’a pas voulu le faire incinérer.

 

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Meilleurs vœux

 

Parfois, Mrs Einstein tripotait son époux, dans l’espoir de faire apparaître une vieille lampe à huile.

 

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Ce qui nous attend

 

En raison de l’effet de serre, le niveau des océans devrait monter. En dépit de la raréfaction des baleines.

 

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Nous sommes une exception culturelle

 

L’homme est un des mammifères les moins poilus. Ça ne l’a pas empêché d’inventer le peigne.

 

 

© Pierre-René Legrand, Amuse-gueules

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 19:03
LA FÊTE AUX PATRONS (12)

Suite de :
http://monvilleneuvedascqdemoi.over-blog.com/2016/01/la-fete-aux-patrons-11.html
Et 30 prénoms de plus enfin élucidés, mais jusqu'où irai-je ?
Bises à toi.
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Saint Alain : patron de ceux qui ne s’intéressent pas à l’autre.

 

Saint Antoine : patron de ceux qui sont nuls dans tous les domaines.

 

Sainte Béatrice : patronne de celles qui feraient de belles actrices si elles consentaient à se soumettre à une sérieuse prise en charge par un(e) orthophoniste.

 

Sainte Bénédicte : patronne de ceux qui sont tellement abasourdis que cela les rend incapables de promulguer un décret.

 

Sainte Bérengère : patronne de ceux qui ont mis de l’ordre dans leurs fenêtres.

 

Sainte Bernadette : patronne des usuriers, et plus généralement des banquiers.

 

Sainte Emma : patronne de ceux qui ne seront plus jamais amoureux, et voilà, c’est comme ça, non mais quand tu vois le truc, une seule fois c’est déjà bien assez.

 

Sainte Ève : patronne des amateurs de doubles sens.

 

Saint Firmin : patron des infirmes renversés.

 

Saint Freddy : patron de ceux qui parlent assez froidement.

 

Saint Gaby : patron des mecs qui ont le teint grisâtre.

 

Saint Gaétan : patron des types qui sont également de grosses mouches (le cinéaste David Cronenberg, ayant entendu prononcer ce prénom lors d’un séjour en Belgique, s’en serait en partie inspiré pour une de ses œuvres).

 

Saint Hacène : patron de ceux qui ont quelque chose de frappant.

 

Saint Hercule : patron de ceux qui n’avancent pas toujours.

 

Saint Hugo : patron de ceux à qui on dit : « Comme Victor ? »

 

Saint John : patron de ceux qui annoncent la couleur.

 

Saint Lancelot : patron des arroseurs.

 

Sainte Laurie : patronne de celles qui se seraient prénommées Florian si elles avaient été un homme.

 

Sainte Léa : patronne de ceux qui préfèrent aller à reculons.

 

Saint Loïc : patron des personnes atteintes d’aquaphobie.

 

Sainte Maëlys : patronne des fabricants d’éoliennes.

 

Saint Marceau : patron des porteurs d’eau excédés.

 

Sainte Mélanie : patronne de ceux qui d’ordinaire disent la vérité, mais toutefois, exceptionnellement, cette fois-ci, ne le font pas.

 

Saint Nazaire : patron des mauvais musiciens.

 

Sainte Nelly : patronne des abstentionnistes.

 

Saint Nikita : patron de ceux qui ne savent ni quoi t’es ; aussi, de ceux qui ont pris leur envol.

 

Sainte Odile : patronne des personnes qui proposent des arrangements mettant en jeu de fortes sommes d’argent.

 

Sainte Ophélie : patronne de toute personne qui s’adonne à la lecture, par exemple de contes, pour un auditoire composé de créatures féminines (probablement imaginaires) dotées de pouvoirs surnaturels.

 

Sainte Romane : patronne de ceux qui sont à l’éructation ce que le pétomane est au pet.

 

Saint Séraphin : patron de ceux qui apportent le café et l’addition.

 

© Pierre-René Legrand
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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 15:35
LA FÊTE AUX PATRONS (11)

Suite de :
http://monvilleneuvedascqdemoi.over-blog.com/2015/02/la-fete-aux-patrons-10.html
Avec cette nouvelle contribution concernant 30 prénoms, ce travail rassemble désormais 330 notices plus ou moins fascinantes, et la science du coup progresse !
Bises à toi.
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Saint Adam : patron des fabricants de peignes, de râteaux et de râteliers.

 

Sainte Adèle : patronne pas du tout de celles qui sont mortes, contrairement à ce que laisserait suggérer un navrant calembour rebattu (voici du reste pour nous l’occasion de préciser que personnellement, de même que notre confrère Victor Hugo, nous prisons fort peu ces jeux de mots basés sur les sonorités, selon nous un vain exercice relevant plus de la facilité que de la drôlerie), mais de celles et ceux qui font fi – étymologiquement, ce prénom serait d’ailleurs à l’origine du nom de la principale métropole pennsylvanienne, où par manière de plaisanterie et pour une raison qui semble avoir été définitivement oubliée, un certain nombre des premiers colons francophones avaient coutume de s’apostropher mutuellement, avec un malicieux regard complice, par cette énigmatique formule : « Ah, fit l’Adèle, fi ! »

 

Sainte Agnès : patronne de ceux qui se demandent soudain s’ils ne sont pas sur le point de trouver quelque chose quelque part.

 

Saint Attila : patron des gens qu’on avait perdus de vue.

 

Saint Bernard : patron de ceux qui réalisent des trompe-l’œil.

 

Sainte Chantal : patronne de ceux qui louent les charmes des lieux couverts où se tiennent les marchés.

 

Saint Ernest : patron de ceux qui préfèrent divaguer à s’occuper d’actions en justice.

 

Saint Faustin : patron des anciens gardiens de cimetière.

 

Saint Florent : patron de ceux dont le prénom ressemble à la conjugaison à la troisième personne du pluriel du présent de l’indicatif d’un verbe qui hélas n’existe pas (sauf, d’après nos recherches, pour certains gars de la marine).

 

Saint Frédéric : patron de ceux qui trouvent qu’il ne fait pas chaud sur une tour métallique surplombant une installation de forage pétrolier.

 

Sainte Graciane : patronne de ceux qui sont convaincus que tous les cons sont gros.

 

Sainte Jeanne : patronne de ceux qui ahanent tellement qu’ils n’arrivent même pas à le dire en articulant correctement, les pauvres.

 

Saint Jonathan : patron des impatients.

 

Sainte Karen : patronne des sujettes et sujets de Sa Majesté (quand cette dernière est une femelle).

 

Sainte Lara : patronne de ceux qui l’ont vraiment très court.

 

Sainte Lucienne : patronne de ceux qui ont pris connaissance de tout ce qui a été écrit de méchant.

 

Sainte Macha : patronne de ceux qui ont, ou du moins ont eu, des dents.

 

Sainte Marine : patronne de ceux qui ont des trous de mez.

 

Saint Martin : patron de ceux qui sont martinaux (ou insomniarques).

 

Sainte Mélusine : patronne des industriels.

 

Sainte Mildred : patronne des rastas vraiment très chevelus.

 

Sainte Naomi : patronne de ceux qui y ont pensé.

 

Saint Omer : patron de ceux qui interpellent une maman.

 

Saint Oscar : patron des carrossiers adeptes du verlan.

 

Sainte Philomène : patronne des penseurs qui, en simplifiant, n’hésitent pas à tout compliquer.

 

Saint Robin : patron de ceux qui trouvent que là, c’est quand même un peu exagéré - et qui du coup s’exclament : « Rhôôô, ben !… »

 

Saint Sofiane : patron de ceux qui savent que les chiens ne font pas des chats.

 

Sainte Sophie : patronne de ceux qui ont exécuté un bond.

 

Saint Tristan : patron de ceux qui estiment qu’on vit en plein annus horribilis.

 

Saint Victorin : patron des obsédés de la corrida.


 

© Pierre-René Legrand
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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 14:19
AMUSE-GUEULES, TRENTE-CINQUIÈME TRIBUNE

Celle-là, je sais qu’elle ne fera pas rire une de mes copines – et pas seulement parce qu’elle est de moi :
Alors, c’est un curé qui se déguise en grenouille mauve et qui va sonner à la porte d’un couvent de bonnes sœurs en hurlant : « Qui veut me sucer, là-dedans ? », tout en exhibant son gros champignon. La mère supérieure ouvre la porte et dit au curé : « On voit bien qu’on est dans une blague, connard ! »
Bises à toi.
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Noël

 

Les enfants devraient se cotiser pour acheter un rasoir au père Noël.

 

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Aujourd’hui, j’ai traversé une banlieue

 

De mon temps, c’étaient les vieux qui avaient tous la même casquette.

 

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Une case en moins

 

Du point de vue du cruciverbiste, un échiquier c’est vraiment nul.

 

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La nuit la plus triste de l’année

 

S’il y a un enfant qui ne croit pas au père Noël, c’est le fils Noël.

 

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C’est comme manger des biscottes

 

Trop s’écouter ne favorise guère l’entendement.

 

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Une machine à remonter le temps

 

La gomme.

 

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Un Américain

 

Il avait un accent tel, qu’on se demandait s’il se comprenait lui-même.

 

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Escargot

 

On dirait une question, mais pas entièrement sortie de sa coquille.

 

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Il ne vous dira pas le contraire

 

Un truc très difficile à imiter pour un mime, c’est le mime.

 

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Message d’espoir

 

Nous avons tous un cousin stupide, et un oncle vaguement vicelard, et un beau-frère qui fait son intéressant. C’est ce qui me fait me dire que nous sommes tous frères.

 

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Oiseux

 

De plus en plus d’espèces sont en voie de disparition. Même le moinea.

 

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La vie des bêtes

 

La différence entre l’homme et le hérisson, c’est que l’un a dû inventer la bombe nucléaire pour vivre en paix.

 

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En plus, le calendrier est plus lourd

 

Quand c’est une année bissextile, il est encore plus dur de tenir ses bonnes résolutions.

 

****

 

En plus, j’étais vidé et j’avais un petit creux

 

Il m’est arrivé un jour de m’arrêter dans un trou perdu pour faire le plein.

 

 

© Pierre-René Legrand, Amuse-gueules

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 16:18
ABERRATIONURES (4)

Jeu de dés pour adeptes du calcul binaire
Set of dice for gamers fond of binary calculation

ABERRATIONURES (4)

"Ce n'est pas Faux"
'This isn't Faux'

ABERRATIONURES (4)

Allumette conçue pour servir deux fois : gain de place (les boîtes sont deux fois plus petites) et sauvegarde de la moitié de nos forêts
Match conceived to be used twice, which implies saving of domestic space (boxes are twice smaller) as well as sparing half of our forests

ABERRATIONURES (4)

Papillon de nuit échappé d'une planche d'un guide d'identification
A moth that flew out of an identification field guide plate

ABERRATIONURES (4)

Jolie pendulette à véritable affichage digital, fonctionnant sans piles (le principe est simple : il suffit d'exercer une pression du pouce sur le bouton supérieur à chaque changement de minute, par exemple en regardant un cadran solaire ou en demandant l'heure qu'il est à un passant serviable)
A smart and handy small clock with real digital display, working with no batteries (its principle is quite simple: you just have to press your thumb down on the upper button every time the minute changes, the trick being for instance to look at a sundial or to ask what time it is to any friendly passer-by)

ABERRATIONURES (4)

Choisissez votre parfum
Choose your fragrance (please notice the English name of one of the perfumes on this photo could sound funny to dirty French-speaking minds)

© Pierre-René Legrand

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 15:07

Suite de http://monvilleneuvedascqdemoi.over-blog.com/2014/08/la-fete-aux-patrons-9.html
Ce qui nous amène, me semble-t-il, à un total méritoire de 300 notules aussi fascinantes qu'instructives !
Bises à toi.

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Sainte Abigaelle : patronne des concepteurs de vêtements mixtes.

 

Sainte Alix : patronne de ceux qui ont de quoi marquer beaucoup de points au Scrabble, à condition de pouvoir le placer.

 

Saint Amédée : patron de ceux qui m’empêchent de jouer au 421.

 

Sainte Anaïs : patronne des contempteurs de bourricots.

 

Sainte Aurélie : patronne de ceux qui ne boivent jamais le fond des verres de vin.

 

Saint(e) Camille : patron(ne) de ceux qui se montrent plus que cassants.

 

Sainte Cassandre : patronne de ceux qui prétendent détenir une relique de Jeanne d’Arc.

 

Sainte Clitorine : patronne de celles qui ont eu des parents franchement inconséquents.

 

Saint Clotaire : patron de ceux qui installent des barrières, des alignements de piquets reliés par du fil de fer barbelé, des bornes, des murets, ou qui (plus soucieux de la préservation de la biodiversité) plantent des haies.

 

Sainte Eugénie : patronne de ceux qui sont tellement modestes qu’ils affirment que ce sont les autres les grands esprits.

 

Sainte Flora : patronne de ceux qui sont sur le point de déborder.

 

Sainte Hélène : patronne de ceux qui sont allergiques aux poils de mouton. (Voir aussi Sainte Marlène.)

 

Saint Humbert : patron de ceux qui sont presque imberbes.

 

Sainte Iris : patronne de ceux qui font monter de vieilles colères.

 

Saint Isembart : patron de ceux qui biffent volontiers.

 

Sainte Jade : patronne de ceux qui sont déjà à l’envers.

 

Sainte Léa : patronne de celles qui ont accouché récemment.

 

Sainte Madeleine : patronne des navigateurs à voile qui, sans doute par l’effet d’un certain snobisme, peut-être également en raison d’une étrange superstition, exigent que les parties supérieures de leurs bateaux soient exclusivement fabriquées avec du bois provenant des forêts de l’Est de la Picardie ; aussi, par extension probablement, patronne des marins d’eau douce.

 

Sainte Marguerite : patronne des troufions qui en ont plus qu’assez de monter la garde – et qui du coup, outre la motivation, en ont perdu l’accent.

 

Sainte Mathilde : patronne des touristes qui, lorsqu’ils visitent un archipel, ne s’intéressent qu’à la deuxième terre entourée d’eau.

 

Saint Modeste : patron de ceux qui sont plus drôles quand ils prient.

 

Saint Noël : patron de ceux qui en un sens se prénomment Léon (voir à ce prénom).

 

Saint Ouen : patron de plus personne – parce que, honnêtement, vous en connaissez, vous, des qui se prénomment ou se sont prénommés Ouen, depuis l’évêque de Rouen mort en 686 ?

 

Sainte Patricia : patronne des sécessionnistes ayant réussi leur coup.

 

Saint(e) Paterne : patron(ne) de ceux qui sont plus ou moins brillants (c’est-à-dire, si on n’a pas l’esprit trop exigeant, pratiquement tout le monde).

 

Saint Paul : patron des explorateurs de l’Arctique, ou de l’Antarctique, ça dépend.

 

Sainte Petula : patronne de ceux qui ont fait preuve de beaucoup de vivacité ; aussi, des consommateurs de haricots.

 

Sainte Prisca : patronne de ceux qui font des caprices renversants.

 

Sainte Tatiana : patronne de ceux dont la sœur de leur mère ou de leur père possède un représentant de la gent asine.

 

Saint Valentin : patron des hommes non avertis.

 

 

© Pierre-René Legrand

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 16:58

Le GPS qui vous fournit enfin la réponse définitive !
(J'aime les dessins moches vite faits directement à la souris sur un logiciel bancal...)
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WHERE ARE YOU NOW?

© Pierre-René Legrand

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 15:55

Quand tu vas dans le Nord, tu pleures deux fois. Quand tu arrives, et quand tu réalises que tu vas devoir y rester.
(Et c'est un Nordiste qui vous le dit.)
Bises à toi.
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Calendrier

 

Encore un truc qui a été inventé pour rendre la vie moins surprenante.

 

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Sur l’écran blanc de mes nuits noires

 

C’était un film tellement ennuyeux que je m’endormis. Mais tellement ennuyeux, que même en dormant je continuais à m’ennuyer.

 

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L’humour

 

C’est la science en s’amusant, mais sans la science.

 

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Complètement parti

 

Il était tellement distrait qu’on se demandait toujours par où il n’allait pas arriver.

 

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L’escalade de la drogue

 

On commence par chanter deux ou trois petites conneries, et très vite on passe à la télé.

 

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Un mot, une motte

 

Il est heureux que la langue française ait ses complexités. Ainsi, le loup n’est pas obligé de coucher avec une loupe.

 

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Spécial masochistes

 

J’espère que cette phrase vous arrachera un sourire.

 

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Je suis contre l’inceste

 

Ça complique trop la vie des généalogistes.

 

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Un fauteuil

 

Deux bras, quatre pieds, mais pas de cerveau. Alors, rien.

 

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Un luxe gratuit

 

Quand on regarde sa femme en louchant, on en voit deux pour le prix d’une seule.

 

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Conviction : soi-même

 

Exemple : parler avec conviction.

 

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Noël

 

La preuve que le Dieu des catholiques existe, c’est qu’Il a fait naître Son fils un jour férié, en pleine quinzaine commerciale.

 

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Vous pensez être normal

 

Invitez chez vous deux ou trois monstres. Analysez la situation.

 

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L’avenir est une vieille histoire

 

Déjà à la préhistoire, on trouvait tout très moderne.

 

 

© Pierre-René Legrand, Amuse-gueules

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 18:06
LA FÊTE AUX PATRONS (9)

     En matière de littérature on, et je suis du nombre, peut priser la lecture de stylistes, du reste c'est un des motifs, mais certes pas le seul, qui me fait préférer à tout autre auteur mon cher Nabokov. Ce qui, ce penchant que j'ai pour les écrivains sachant jouer avec les mots, doit expliquer en grande partie le plaisir que j'éprouve également à parcourir, en dépit, mais aussi et surtout à cause, de son penchant à lui pour les digressions, la récurrence de certaines tournures grammaticales, pour tout dire à mes yeux presque des tics scripturaux (comme il existe des tics verbaux), et puis cette façon qu'il a de s'écouter écrire, de même qu'à force, et pour cause, les longueurs, enfin la tendance qu'il a pour ainsi dire de se vanter d'être un humble, doublée, cette tendance, de celle de vouloir régler des comptes avec les circonstances, les gens et les faits d'un passé qu'il n'a manifestement pas digéré, et qui, ce passé, l'a pourtant façonné et, à quelque chose ses malheurs lui sont finalement bons, lui fournit, depuis, la matière première des sujets qu'il traite au fil des romans qu'il publie, Jean Rouaud. Ce qui m'évoque un souvenir : un jour d'été où une pluie fine, grise et têtue, tombait (comme elle le fait durant dix pages au moins, cependant délicieuses, dans le premier roman de ce même Jean Rouaud), alors que nous nous débattions, mais le combat était perdu d'avance, contre un ennui croissant au cours d'un séjour familial dans une station balnéaire du Pas-de-Calais, j'entrai dans un modeste magasin fournissant aux touristes cartes postales, ouvrages à succès, jouets de plage et presse quotidienne, et ce fut alors que j'entendis un vendeur dire au propriétaire de ce commerce : "C'est un temps à lire du Proust". J'avais douze ans, ou quelque chose comme ça, et cette remarque d'une terrible justesse frappa durablement mon esprit. La preuve que. Pour en revenir au père de l'admirable Les Champs d'honneur (prix Goncourt 1990), je lisais dernièrement son Un peu la guerre, et j'y découvris, pour moi aussi inattendues qu'un commentaire météorologique frappé au coin du bon sens littéraire émis dans une boutique saisonnière du morne Stella-Plage des années soixante, ces lignes à propos des jeux de mots : "Je les apprécie peu. Ils traduisent surtout à mes yeux une dérobade, une paresse d'esprit. On se retranche derrière eux pour s'éviter une analyse plus poussée et se parer d'un ricanement." La condamnation, aussi péremptoirement édictée, surgie comme à brûle-pourpoint, me fit sursauter, elle m'aurait même brutalement réveillé si j'avais été davantage endormi. Jean Rouaud, tout de douceur, toute délicatesse, aussi poli que ses phrases, et discret derrière elles, qui revendique à l'occasion ne prétendre écrire que des histoires, voire des "préhistoires", qui prend ses distances avec les partis pris, voilà qu'il s'abaisse à s'élever contre un genre dont moi je me délecte : les jeux de mots ?! Ce qui au passage me remémore cette citation bien connue de Victor Hugo : "Le calembour est la fiente de l'esprit qui vole" (Les Misérables) - mais on comprend d'ordinaire mal cette saillie (car, tout de même, relisons-la : l'esprit y vole, c'est déjà ça !), et de toute façon pour elle j'ai la réponse qui tue : "Et voilà pourquoi Victor avait la tête d'un constipé." Bref, ce Jean Rouaud, que j'admirais tant pour son style, m'a bien énervé sur ce coup-là. Car, comme je le suggérais déjà plus haut, écrire, et j'entends par là faire de la littérature, n'est-ce pas d'abord, voire uniquement, jouer avec les mots ?
Quoi qu'il en soit, voici pour les amateurs trente nouveaux fruits du travail de mon humble paresse d'esprit à moi.
Bises à toi.
 

                                                                                                                                                                                                                


Saint Agur : patron de ceux qui n’existent pas, parce que c’est juste une marque de fromage.

 

Saint Boniface : patron de ceux qui sont laids aussi côté pile.

 

Saint Bruno : patron de ceux qui s’opposent, dans la langue de Shakespeare s’il vous plaît, au mariage de leur fils avec, précisément, une Anglaise.

 

Sainte Christelle : patronne des hérétiques qui soutiennent que Notre Seigneur Jésus était une femme.

 

Sainte Christine : patronne des hérétiques qui soutiennent que Notre Seigneur Jésus n’est pas mort crucifié, mais branché.

 

Saint Denis : patron des adeptes de la double négation.

 

Saint Dominique : patron de ceux qui ont remarqué que quand il est plongé un certain temps dans un liquide, et en particulier un liquide froid, leur organe viril devient tout petit. (On peut du reste s’étonner du fait que ce prénom soit mixte.)

 

Sainte Donatienne : patronne de ceux qui, ne disposant en propre ni d’un puits ni de l’eau courante, se trouvent contraints d’acheter, d’emprunter ou de voler le plus indispensable des liquides à des voisins, à la fontaine du village, ou au supermarché (ou alors, il faut attendre la prochaine averse).

 

Saint Dorian : patron de ceux qui savent quoi répondre (mais avec un léger défaut de prononciation) quand on les remercie. (Voir aussi Saint Adrien.)

 

Sainte Dorothée : patronne de ceux sur lesquels le thé n’a aucun effet excitant.

 

Saint Emilien : patron de ceux qui ont su se montrer attachants et qui le disent.

 

Sainte Emmanuelle : patronne de ceux qui ne sont contents qu’une fois par an.

 

Saint Etienne : patron de ceux qui préfèrent, et de loin, la leur à celle de leurs amis.

 

Sainte Eva : patronne de ceux qui vous laissent partir, voire vous envoient promener.

 

Sainte Julie : patronne de ceux qui ont disposé d’une couche.

 

Sainte Julia : patronne de ceux qui ont disposé d’une couche quelque part, mais qui ne précisent pas où.

 

Saint Julien : patron de ceux qui ont eu une relation, mais c’est fini.

 

Sainte Lisbeth : patronne de ceux qui consomment de la littérature crétine.

 

Saint Marius : patron de ceux qui œuvrent au mélange des cultures, en tout cas des coutumes.

 

Saint Mathurin : patron de ceux qui pensent que trop de mathématiques (donc trop de calculs) finissent par vous bousiller les lombaires (voire carrément le système rénal).

 

Sainte Mathurine : patronne des laborantins spécialisés dans l’analyse du pipi.

 

Sainte Muriel : patronne de celles qui ont dépassé l’âge des enfantillages.

 

Sainte Olivia : patronne des grabataires.

 

Saint Parfait : patron de personne.

 

Saint Rudolph : patron des gens (et ils sont nombreux) qui ignorent en l’honneur de qui ou de quoi on a donné tel nom à la voie de circulation où pourtant ils habitent.

 

Sainte Urielle : patronne de celles qui, contrairement à d’autres, auraient trouvé ça drôle.

 

Sainte Valérie : patronne des serviteurs hilares.

 

Sainte Viviane : patronne de ceux qui apprécient beaucoup ceux qui se prénomment Yann.

 

Saint Willy : patron de ceux qui ont entendu un lit (sans doute parce qu’il grinçait, pour une raison ou pour une autre).

 

Sainte Zita : patronne de ceux qui s’efforcent de ne jamais bégayer.

 

© Pierre-René Legrand

                                                                                                                                                                                                                

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 17:24

83.237Vous n’aimez pas mon humour ? Je m’en fous : à Wagner aussi, on disait qu’il était chiant.
Bises à toi.




Allez, gros

 

Le chef d’orchestre ressemble à un Italien qui parle en s’énervant, sauf qu’on ne l’entend pas à cause des musiciens.

 

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Un monde de blasés

 

Quand on voit une mouche marcher au plafond, personne n’applaudit.

 

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Et je ne dis rien du trombone à coulisse

 

La flûte traversière a probablement été inventée pour emmerder le musicien assis à côté.

 

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La terre étant ronde

 

Plus on avance, plus l’horizon recule. Donc, logiquement, au bout d’un certain temps, et à condition de marcher à reculons, on devrait le voir s’approcher.

 

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Proverbe limaçon

 

C’est le brin d’herbe qui cache la pelouse.

 

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La force de l’habitude

 

Même une seule fois, ça s’écrit avec un s.

 

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Puis tout se complique

 

Les hommes naissent libres et égaux en droits, et immortels.

 

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Dali n’était pas un fou

 

La preuve, il s’accrochait au pinceau.

 

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En dépit de sa terminaison en ing

 

Si William Shakespeare s’était appelé François Tourcoing, quelle humiliation pour les Anglais...

 

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(Autobiographique)

 

Ce matin-là j’étais si mal réveillé, qu’ils m’avaient imprimé mon journal à l’envers.

 

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Déjà que recevoir n’est pas donné...

 

Si la purée est trop liquide, vous dites que c’est de la soupe.

 

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Prise de tête

 

Il est étrange qu’un trou de mémoire ça bouche l’esprit.

 

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Une hirondelle ne fait pas le printemps

 

Proverbe remarquablement vrai en décembre.

 

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Progression

 

Autrefois on était persuadé que la Terre était plate et que les hirondelles passaient l’hiver dans la vase des étangs. De nos jours, on croit que la Terre est ronde, que les hirondelles migrent et que l’industrie pharmaceutique a pour premier souci de soulager les maux de l’humanité entière.

 

 

© Pierre-René Legrand, Amuse-gueules


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Published by Pierre-René Legrand - dans humour
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